Rhone Alpes

Adieu Gary

Nassim Amaouche - 2008 - France -

Adieu Gary
France, 2008
Réalisation, scénario : Nassim Amaouche
1er assistant réalisateur : Carlos Da Fonseca Parsotam
2e assistante réalisateur : Stéphanie Revel
Image : Samuel Collardey
Son : Dana Farzanehpour, Vincent Mauduit, Bruno Tarrière
Montage : Julien Lacheray
Décors : Dan Bevan
Musique : Trio Joubran
Casting : Brigitte Moidon
Costumes : Jette Kraghede
Script : Virginie Prin
Direction de production : Julien Bouley
Producteurs délégués : Jean-Philippe Andraca, Christian Bérard
Administrateur de production : Sébastien Boiteux
Régisseur général : Julien Bouley
Coordinatrice de production : Léa Sadoul
Administratrice de production : Marie Danis
Durée : 75 minutes [DVD : 72 minutes]
Sortie en salle (France) : 22 juillet 2009
Données techniques : Film en couleur 35 mm ; Format de projection : 1,85 ; Son : SR-DTS Digital
Production : Les Films A4, StudioCanal, Rhône-Alpes Cinéma
Avec la participation de : Canal+, CinéCinéma, Région Rhône-Alpes (Rhône-Alpes Cinéma), Centre national de la cinématographie, Agence nationale pour la cohésion sociale (ACSE – Fonds Images de la diversité), Uni Étoile 6
Distribution : StudioCanal

Interprétation
: Jean-Pierre Bacri (Francis), Dominique Reymond (Maria), Yasmine Belmadi (Samir), Mhamed Arezki (Icham), Sabrina Ouazani (Nejma), Alexandre Bonnin (José), Hab- Eddine Sebiane (Abdel), Mohammed Mahmoud (le père d’Abdel et de Nejma), Azzedine Bouabba (Azzedine), Bernard Blancan (le voisin de Francis), Frédéric Hulné (le laborantin), Abdelhafid Metalsi (le nouveau voisin), Samir Joubran (le joueur d’Oud), Riad Berhail (homme supermarché), Mariam Koné (l’Ange)

Récompenses
:
— Grand Prix de la Semaine de la critique au Festival de Cannes 2009
— Prix du meilleur premier film français 2009, attribué par le Syndicat français de la critique de cinéma et des films de télévision (SFCC)
— Prix du meilleur compositeur pour le Trio Joubran au Festival de Dubaï en 2009 (Émirats Arabes Unis)

À sa sortie de prison, Samir retourne vivre avec son frère Icham et son père Francis, veuf. Ce dernier travaillait et militait dans l’usine locale avant qu’elle ne ferme. Cette cité ouvrière baignée de soleil est isolée et a progressivement été désertée par ses habitants qui restent peu nombreux. Samir retrouve là son ami Abdel, qui trafique de la drogue depuis son fauteuil électrique, mais aussi Maria et son fils José. Ce dernier partage ses journées entre l’attente d’un improbable retour paternel et la vision de westerns avec Gary Cooper. Sa mère, qui vit en testant des produits pharmaceutiques, entretient une relation clandestine avec Francis. C’est chez elle que Samir passe sa première soirée d’homme libre, avant de se rendre au café où chante la soeur d’Abdel, la belle Nejma. Dès le lendemain, Samir est embauché au supermarché où travaille déjà son frère Icham. Mais contrairement à ce dernier, qui nourrit l’espoir de retourner au « bled », Samir ne supporte pas longtemps les conditions humiliantes de ce travail, qu’il quittera au grand désespoir de son père. Il semble plus heureux en amour, puisqu’il parvient à séduire Nejma, mais celle-ci le laissera bientôt seul en quittant le quartier. Des relations se renouent toutefois : Maria parvient à briser l’enfermement mutique de José grâce à l’aide de Francis, déguisé en cow-boy, et ce dernier finit de réparer une machine de l’usine grâce à l’aide de Samir. Son martèlement résonne une dernière fois dans la rue de la cité ouvrière, où la Maison du Peuple a été transformée en mosquée.

Martin Goutte