Rhone Alpes

Welcome In Vienna (La trilogie) Wohin und Zurück

Axel Corti - 1982-1986 - Autriche

Dieu ne croit plus en nous
1ère partie – 1982 – 1h50 – v.o. sous-titrée – format 1,33

Santa Fe
2ème partie –
1985 – 1h55 – v.o. sous-titrée – format 1,33

Welcome in Vienna -
3ème partie – 1986 – 2h – v.o. sous-titrée – format 1,33

Chacun de ces 3 films peut être vu individuellement. Il est donc possible de programmer un, deux, ou trois volets de cette trilogie.

DIEU NE CROIT PLUS EN NOUS
avec Georg Corten, Georg Marischka, Armin Müeller-Stahl, Kurt Mejstrik

Vienne 1938 : après la Nuit de cristal et le meurtre de son père par les nazis, Ferry Tobler, un adolescent juif, fuit l’Autriche. Avec un laissez-passer difficilement acquis, il échoue à Prague. Là, il y fait la connaissance de Gandhi, soldat allemand anti-nazi échappé de Dachau, et d’Alena, une tchèque chargée d’assister les réfugiés. Ensemble et avec d’autres immigrants juifs, ils parviennent jusqu’à Paris. Mais, sans papiers, ils sont arrêtés et internés par les autorités françaises dans le camp de rétention de Saint-Just-en-Chaussée. Profitant du chaos qui suit l’invasion allemande, ils s’échappent et tentent de rejoindre Marseille dans l’espoir de s’embarquer pour les Etats-Unis.

SANTA FE
avec Gabriel Barylli, Monica Bleibtreu, Tilli Breidenbach, Doris Buchrucker

New York 1940 : le Tonka arrive avec à son bord nombre de réfugiés épuisés. Parmi eux, Ferry Tobler, embarqué à Marseille après avoir fui l’Autriche, et Freddy Wolff, un jeune compatriote. L’entrée en Amérique est problématique pour tous ces émigrants sans papiers. L’accueil des rescapés du nazisme est loin d’être facilité par les autorités américaines. Ferry Tobler se noie accidentellement en tentant de secourir une jeune femme, qui a tenté de rejoindre les quais à la nage afin d’échapper aux contrôles des services d’immigration. Freddy Wolff rêve d’un nouveau départ dans le mythique far west. Mais en réalité, il se retrouve confronté à l’isolement intense de la vie d’immigré sans ressources. Au sein de sa communauté, il sympathise avec Popper, photographe de talent réduit à la photo d’identité. Il trouve un travail de vendeur dans un delicatessen, et noue une relation amoureuse avec la fille de son patron. Freddy rêve de l’emmener à Santa Fe.

WELCOME IN VIENNA
avec Gabriel Barylli, Nicolas Brieger, Karlheinz Hackl, Joachim Kemmer

En 1945, à Vienne, la guerre est terminée. Freddy Wolff et Georges Adler, émigrés aux Etats-Unis mais d’origines autrichienne et allemande, sont devenus soldats de l’armée américaine. Vienne est en ruines et divisée en quatre zones, le marché noir y règne en maitre. L’Autriche se présente comme une victime innocente du nazisme et refuse d’en prendre conscience. Les gens s’adaptent tant bien que mal au système sauf Freddy qui refuse l’hypocrisie générale et souffre malgré tout de son amour pour la jeune actrice Claudia.

 

« On peut voir les trois parties d’affilée, en six heures, ou séparément. C’est un film fleuve autrichien dont seul le dernier volet était sorti en France en 1986. Gros succès, tombereau de prix internationaux. On comprend. Une narration aux oignons, des portraits nuancés, saisis dans l’action, sans héroïsme parachuté, dont les ficelles ne sont jamais tirées par un happy (ou deadly) end. Événements et accidents arrivent, motivés par rien, un cheveu, une «connerie», comme le déclare le scénariste de la trilogie, Georg Troller, 90 ans et dont Welcome in Vienna constitue l’autobiographie.
Welcome in Vienna n’est certes pas un acte d’accusation contre les uns ou les autres. Nulle didactique à l’œuvre. Mais une réflexion sur la condition de l’exilé, que chacun, à un moment ou un autre de sa vie, peut expérimenter.”

Éric Loret
Libération

30 novembre 2011