Rhone Alpes

Welcome In Vienna (La trilogie) Wohin und Zurück

Axel Corti - 1982-1986 - Autriche

Génériques et synopsis

Welcome in Vienna (Wohin und Zurück)
Autriche, 1982, 1985 et 1986.

La trilogie comprend trois téléfilms.
Seul le troisième, également conçu pour le cinéma, est sorti en salles à l’époque.
La trilogie dans son intégralité est sortie sur les écrans français le 30 novembre 2011.

Partie 1. Dieu ne croit plus en nous (An uns glaubt Gott nicht mehr)

(Photo 2 – en cours)

Réalisation : Axel Corti
Scénario : Georg Stefan Troller
Directeur de la photographie : Wolfgang Treu
Décorateur : Ernst Braunias
Ingénieurs du son : Herbert Koller, Heinz Ebner
Mixage : Herbert Giesser
Montage : Ulrike Pahl, Helga Wagner
Costumes : Barbara Baum, Elisabeth Blanke
Maquillage : Adolf Uhrmacher, Margarete Ehringer
Musique : Quintette à cordes en ut majeur op. 163 de Schubert

Durée : 110 minutes
Données techniques : film noir et blanc 35 mm, format 1.33:1, son monophonique

Directeur de production : Kurt Kodal
Production : Team-Film, Vienne
Coproduction : ORF, ZDF, SRG

Diffusions à la télévision : en Autriche le 16 mai 1982 (ORF1), en Suisse le 19 mai 1982 (DRS) et en RFA le 24 mai 1982 (ZDF).

Interprétation :
Johannes Silberschneider (Ferry Tobler), Armin Mueller-Stahl (Gandhi), Barbara Petritsch (Alena), Fritz Muliar (Mehlig), Georg Corten (Kron), Hans Falar (Wolf), Buddy Elias (Fischer), Eric Schildkraut (Dr Fein), Bernd Jeschek (Dolba), Georg Marischka (Gross), Kurt Mejstrik (Kornfeld), etc.

Synopsis

Durant la nuit de Cristal à Vienne, un adolescent juif, Ferdinand Tobler (Ferry), se réfugie dans une cave et voit les Juifs se faire humilier. Le lendemain, il découvre que son père est mort. Il se retrouve seul et contraint d’émigrer. Un policier véreux lui extorque son argent en échange d’un contact avec un passeur. Début décembre 1938, il franchit ainsi la frontière tchèque avec un autre homme, Gandhi, résistant politique échappé du camp de Dachau. Les deux compagnons rejoignent Prague où ils espèrent obtenir un visa pour l’Uruguay. Sur place, ils sont aidés par un comité de soutien où ils rencontrent Alena qui les héberge. Le 12 mars 1939, ils voient le consul d’Uruguay se faire arrêter alors que les Allemands pénètrent en Tchécoslovaquie. Alena donne à Ferry un billet pour Paris. Sans visa, elle et Gandhi, amoureux, décident de fuir vers la France. Avril 1939, Ferry, Alena et Gandhi survivent à Paris en travaillant au noir mais ont les pires difficultés à obtenir des papiers. Début juin, Gandhi reçoit un ordre d’expulsion. 23 août 1939, la radio annonce la signature du pacte de non-agression entre l’Allemagne et l’URSS, qui laisse les mains libres à Hitler. À l’heure de la mobilisation générale en France, Ferry et Gandhi sont embarqués et internés dans le camp de Saint-Just, Alena dans celui d’Ambleteuse. Le 30 mai 1940, la ligne Maginot est franchie. À Saint-Just, le commandant annonce aux réfugiés qu’il les confiera à « leurs compatriotes » le lendemain… 2 juin 1940, Alena rejoint Ferry et Gandhi qui s’échappent du camp, mais Gandhi est blessé. Alors que Ferry et Alena recherchent des vélos, il est attrapé par des enfants qui le livrent aux autorités. Une semaine après, à Orléans, ils apprennent qu’il est détenu par la Gestapo qui le recherchait. Ferry et Alena continuent vers le sud et passent clandestinement en zone libre. Début août 1940, ils atteignent Marseille ; ils deviennent amants. En fuyant lors d’une rafle, ils retrouvent un autre exilé, Mehlig, qui leur vient en aide. Après de nombreuses et vaines démarches auprès de plusieurs consulats, ils s’apprêtent à embarquer clandestinement sur le cargo le Tonki, mais la gendarmerie surgit et ils se dispersent. Ferry est poursuivi dans le vieux Marseille. Un coup de frein brutal le fait se retourner…

 Nedjma Moussaoui

Partie 2. Santa Fe

Photo 3 – En cours

Réalisation : Axel Corti
Scénario : Georg Stefan Troller, Axel Corti
Directeur de la photographie : Gernot Roll, Otto Kirchhoff
Assistants-réalisateur : Wilhelm Engelhardt, Uli Neulinger
Caméra New York : Wolfgang Dickman
Décorateur : Fritz Hollergschwandtner
Ingénieurs du son : Rolf Schmidt-Gentner, Peter Hofmann
Mixage : Herbert Giesser
Montage : Claudia Rieneck, Tamara Euller
Costumes : Uli Fessler, Irene Houf
Accessoires : Peter Ecker, Georg Schrom, Haymon M. Buttinger
Éclairages : Helmut Ehringer
Maquillage : Ellen Just, Adolf Uhrmacher
Musique : Quintette à cordes en ut majeur op. 163 de Schubert

Durée : 120 minutes
Données techniques : film noir et blanc 35 mm, format 1.33:1, son stéréophonique

Directeur de production : Matthias Barl
Production : Thalia Film Ges.m.b.H, Vienne
Coproduction : ORF, ZDF, SRG

Diffusion en RFA le 2 mars 1986 (ZDF)

Interprétation :
Gabriel Barylli (Freddy Wolff), Doris Buchrucker (Lissa), Peter Lühr (Dr Treumann), Gideon Singer (Popper), Monica Bleibtreu (Mme Schapiro), Johannes Silberschneider (Ferry Tobler), Tilli Breidenbach (Frau Bauer), Heinz J. Klein (Dr Bauer), Ernst Stankovsky (Feldheim), Dagmar Schwarz (Mme Marmorek), Leo Mazakarini (Ameranth), Joachim Kemmer (Binder), etc.

– Prix spécial du jury au Festival de Tokyo (1986)
– Grand prix et prix de la critique internationale au Festival de Monte-Carlo (1986)
– Prix du meilleur film au Festival du téléfilm de Baden-Baden (avec Welcome in Vienna)
– 1er prix d’or (meilleur film de l’année) de l’Académie des arts dramatiques de Francfort (1986)

Synopsis

New York, le Tonki accoste, surpeuplé. À bord, on reconnaît Ferry et on découvre un autre jeune homme, Freddy. Tous se préparent à descendre, mais Ferry et Mme Marmorek, muette depuis sa détention au camp de Ravensbrück, sont sans papiers et ne figurent pas sur les listes de Mme Schapiro, responsable du comité de soutien. Freddy, à qui un consul a donné le visa d’un autre parce que « l’Amérique a besoin de soldats », débarque mais ne peut rien pour eux. Mme Marmorek, paniquée, se jette à l’eau. Ferry plonge pour la sauver. Au Shinagel’s Drugstore, Freddy retrouve deux émigrés, l’acteur Feldheim et le photographe Popper. Mme Schapiro téléphone et leur apprend que Ferry s’est noyé et que Mme Marmorek est internée à Ellis Island. Tous les exilés écopent de petits boulots. Freddy, sans expérience, est affecté dans un atelier textile dirigé par un patron antisémite, Binder. Il est soutenu par Popper, qui vivote en se targuant de ses succès auprès de grands magazines. Ce dernier découvre que Freddy projette d’aller à Santa Fe. Il remarque que, comme d’autres exilés, il n’a pas défait sa valise. Freddy est licencié. Sans travail et affamé, il se rend au café Éclair où se retrouvent les exilés, et cherche à y vendre ses livres allemands. Le Dr Treumann, un écrivain devenu épicier, et sa fille Lissa le remarquent et l’emploient comme vendeur. Les débuts de Freddy au magasin sont joyeux. Il flirte avec Lissa malgré la mise en garde de Popper, qui évoque son lourd passé. Après le retour inespéré de Mme Marmorek, Freddy et Lissa passent une soirée ensemble où elle ne cesse d’évoquer le passé viennois, lui se projette à Santa Fe. Ils rentrent ivres et s’embrassent mais elle s’effondre en disant qu’elle n’est plus « une vraie femme ». Popper souffre du mal du pays. Le Dr Treumann ne parvient plus à écrire dans sa langue. La radio annonce l’entrée en guerre des États-Unis après l’attaque de Pearl Harbor. Le mal-être de Lissa s’accentue. Elle apprend que sa mère est morte, victime de la politique d’« euthanasie ». Chez Freddy, elle explique qu’elle ne croit plus à Santa Fe ; de son côté, lui a changé de projet. Il veut s’engager comme soldat américain afin de retourner en Europe. Ayant compris que Popper est dans la misère, il lui propose son appartement. Le Dr Treumann meurt à son bureau. Feldheim a réussi à Hollywood et se montre au café Éclair en jouant son rôle type d’officier nazi. Tous rient, mais Mme Marmorek hurle. Tandis que Popper aide Lissa à transformer le magasin, Freddy, en uniforme, fait ses adieux à New York.

Nedjma Moussaoui

Partie 3. Welcome in Vienna

[Photo 4 (en cours)]

Réalisation : Axel Corti
Scénario : Georg Stefan Troller, Axel Corti
Directeur de la photographie : Gernot Roll, Otto Kirchhoff
Assistant-réalisateur : Wilhelm Engelhardt
Décorateur : Fritz Hollergschwandtner
Ingénieurs du son : Rolf Schmidt-Gentner, Peter Hofmann
Mixage : Herbert Giesser
Montage : Ulrike Pahl, Helga Wagner
Costumes : Uli Fessler, Irene Houf
Accessoires : Peter Ecker, Georg Schrom, Haymon M. Buttinger
Éclairages : Helmut Ehringer
Maquillage : Ellen Just-Hofmann, Adolf Uhrmacher
Musique : Hans Georg Koch et le Quintette à cordes en ut majeur op. 163 de Schubert

Durée : 127 minutes
Données techniques : film en noir et blanc 35 mm, format 1,33:1, son stéréophonique

Directeur de production : Matthias Barl
Production : Thalia Film Ges.m.b.H, Vienne
Coproduction : ORF, ZDF, SRG

Sortie en salles en Autriche (date inconnue). Diffusion à la télévision le 5 avril 1986 sur ORF2. En RFA, diffusion le 9 mars 1986 (ZDF). En France, projection au Festival de Cannes le 14 mai 1986 et sortie en salles le 1er octobre 1986.

Interprétation :
Gabriel Barylli (Freddy Wolff), Nicolas Brieger (sergent Adler), Claudia Messner (Claudia Schütte), Karlheinz Hackl (Treschensky), Joachim Kemmer (lieutenant Binder), Hubert Mann (capitaine Karpeles), Liliana Nelska (la femme russe), Kurt Sowinetz (Stodola), etc.

 

– Sélection officielle au Festival de Cannes (1986) dans la section « Un certain regard »
– Prix du meilleur réalisateur au Festival international de San Sebastian, juin 1986
– Prix du meilleur film au Festival international de Chicago, octobre 1986
– Prix du meilleur film au Festival du téléfilm de Baden-Baden (avec Santa Fe)
– Léopard de bronze au Festival international de Locarno (1987)

Synopsis

Le 23 décembre 1944, sur le front alsacien, Freddy et Adler récupèrent un déserteur ennemi, Treschensky. Sous la direction du lieutenant Binder, ils interrogent les prisonniers. Freddy reconnaît en Treschensky l’ancien concierge de son école, qu’il a vu en train d’humilier un de ses professeurs après l’annexion de 1938. Le soir de Noël, Treschensky s’échappe. 8 mai 1945, Salzbourg : une jeune femme, Claudia, apporte à Binder un message de son père, le colonel nazi Schütte. Agent du contre-espionnage, ce dernier veut négocier sa reddition. Freddy tombe sous le charme de Claudia. Adler, communiste, soupçonne les Américains de pactiser avec certains nazis pour préparer la lutte contre les Soviétiques. Schütte est de fait reçu avec les honneurs et attendu aux États-Unis. Sa fille refuse de le suivre. Freddy obtient son adresse à Vienne. Binder dit à Adler qu’il comprend la nécessité de travailler désormais avec les Allemands : tous deux en viennent alors aux mains. 15 septembre 1945 : Freddy et Adler entrent dans une Vienne en ruines, libérée par l’Armée rouge, et Freddy retrouve sa rue. Il entame une relation avec Claudia, tandis qu’Adler fait une rencontre utile avec le chef du service culturel, le capitaine Karpeles, qui se cherche un successeur. Au cabaret, Freddy et Adler retrouvent Treschensky qui explique s’être évadé en raison de son passé nazi. Ils découvrent que Claudia fait partie des comédiens fichés par Karpeles. Ce dernier propose son poste à Adler, qui s’éclipse et se rend en zone russe. Il a décidé de passer à l’Est, mais la seule proposition qu’il reçoit consiste à devenir espion, ce qu’il refuse. Pendant ce temps, Freddy retrouve une employée de ses parents. Il revoit son ancien appartement, qu’elle occupe désormais et où elle entend rester. Freddy s’en va. Désormais chef du service culturel, Adler peut user de son influence et aider Claudia. Freddy devient son assistant, mais il ne peut se résoudre à oublier le passé aussi vite que les autres et reste méfiant, y compris envers Claudia. Il découvre dans une lettre qu’elle a reçue de son père qu’elle justifie sa relation avec lui parce qu’il peut lui être utile professionnellement. Il ne comprend pas qu’elle le supplie de la laisser travailler avec un metteur en scène nazi, puis il cède, avant de découvrir qu’Adler lui a déjà donné son aval. Ce dernier offre à Claudia un manteau de fourrure obtenu au marché noir. Freddy a des soupçons et leur relation se tend. Un soir, il découvre la réalité du marché noir sous la coupe de Treschensky, qui lui dit qu’il devra accepter les compromis s’il veut redevenir autrichien. Freddy demande de fait à Adler d’intercéder pour lui permettre de rester à Vienne, où il pense « être quelqu’un ». Adler répond que cela tient seulement à son uniforme. Freddy arrive en civil à la patinoire et subit des insultes antisémites de la part d’un policier. Il voit Claudia et Adler danser ensemble et part. Tard le soir, il monte dans un camion avec son sac, mais redescend au bout de la rue.

Nedjma Moussaoui