Rhone Alpes

Match Point

Woody Allen - 2005 - Etats-Unis, Royaume-Uni

2h03 – Format 1.85

avec Jonathan Rhys-Meyers, Emily Mortimer, Matthew Goode, Scarlett Johansson

Jeune professeur de tennis issu d’un milieu modeste, Chris Wilton se fait embaucher dans un club huppé des beaux quartiers de Londres. Il ne tarde pas à sympathiser avec Tom Hewett, un jeune homme de la haute société avec qui il partage sa passion pour l’opéra. Très vite, Chris fréquente régulièrement les Hewett et séduit Chloé, la sœur de Tom. Il fait aussi la connaissance de la ravissante fiancée de Tom, Nola Rice, une jeune Américaine venue tenter sa chance comme comédienne en Angleterre. Très attiré par elle, Chris cherche aussitôt à la séduire. Dans un moment de faiblesse, Nola lui cède. Elle décide ensuite de repousser ses avances pour préserver sa relation avec Tom qu’elle souhaite épouser.
De son côté, Chris continue de fréquenter Chloé et voit sa situation professionnelle et sociale se métamorphoser grâce au père fortuné de celle-ci. Il l’épouse au bout de quelques mois. Parallèlement, Tom quitte Nola, car il veut se marier avec une femme du même milieu social que lui. Un jour, lors d’une exposition, Chris Wilton retombe sur Nola. Ils reprennent leur aventure. Des sentiments tumultueux se heurtent alors dans sa tête et vont perturber sa raison.

« A la beauté de Chris se mêle une inquiétante veulerie. Ex-tennisman devenu professeur dans un quartier huppé de Londres, il se fait aimer par une fille de la haute. Le voilà au bord du but qu’il s’était fixé : la réussite sociale. Or il tombe raide dingue de Nola, une déclassée, comme lui, dans cette Angleterre snob.
C’est un conte comme Woody les aime, brutal, féroce, qui dissimule sa noirceur sous une élégance tranchante. On songe à Crimes et délits, son chef-d’oeuvre cynique. Les deux films ont en commun une réflexion sur la présence du mal, tapi en chacun de nous, et sur la lutte perdue d’avance pour lui échapper. (…)
Les mouvements de caméra ne sont plus seulement fonctionnels, ils sont élégants. Si rien n’est comique, tout est vif, insolent, secrètement pervers, d’un amoralisme tranquille. Woody constate gaiement que sexe et pouvoir mènent le monde et que le châtiment ne suit pas forcément le crime. Comme en témoigne la pirouette finale, qui clôt en beauté ce monument de cynisme malin et de jubilation. »
Pierre Murat

Télérama

11 mai 2013

« En pleine possession de ses moyens [W. Allen] régale le spectateur de dialogues percutants pendant plus de deux heures. (…) Son humour subtil et une certaine gravité, voire une certaine noirceur, habitent ce joyau. »
Alain Grasset

Le Parisien

« Avec ce film sur lequel personne n’aurait parié, Woody Allen se réinvente une fois de plus (…) Si pour raconter le sacrifice d’une jeune fille (…) le cinéaste s’appuie sur l’importance de la chance, ce postulat, au lieu de produire l’insignifiance, accentue le caractère unique de l’issue : la balle ne tombe que d’un côté. »
Mia Hansen-Love

Les Cahiers du cinéma