Rhone Alpes

Lux

Seb Coupy et Bertrand Larrieu - Film documentaire - 2012 - France -

L’emprise des Ténèbres: Lux, un film fantastique ?

 

« Vous voyez quel sentiment ça fait, quand vous éteignez le courant ?(…) On a ce sentiment…que quelqu’un te suit…ça fait un peu peur. »

Le gardien du générateur.

 La force de Lux réside dans la pertinence de son propos et la rigueur de sa démarche d’investigation. Mais en questionnant le problème de l’installation de l’électricité au Burkina Faso, Seb Coupy aborde, inévitablement, un thème fondateur de l’imaginaire fantastique : la nuit. A travers ses témoignages, ses histoires, mais aussi ses effets visuels et sonores, ce documentaire est ainsi caractérisé par une alternance perpétuelle le menant du rationnel au surnaturel et l’on découvre peu à peu que Lux possède les propriétés d’un véritable film fantastique. Comme le rappelle l’un des personnages du film, au Burkina Faso, « la nuit, ici elle est noire, elle est vraiment noire » : c’est donc un terrain d’élection pour se livrer à une explorations des mystères nocturnes. On peut ainsi constater que le film questionne la consistance du visible au profit de la création d’un univers animé de sons et de fragments d’images qui expriment la part secrète – et encore vivace – d’un monde appelé à faire la « lumière » sur ses plus anciennes croyances. Fréquemment baigné de lumière solaire, Lux est donc toujours ramené à son cœur problématique – la nuit – à la fois force à combattre et source de toutes les fascinations.

Une scénarisation du réel
On peut d’abord remarquer que les personnages porteurs d’une parole officielle révèlent souvent une « part d’ombre » en tenant des discours inattendus, sans rapport avec leur position sociale. Ainsi, le maire du village de Boni, après avoir loué les bienfaits de l’électricité pour la modernisation de son village, regrette la magie de la lune et les rituels nocturnes (« Maintenant, on a apprivoisé la lune avec les lampes, avec les lumières »). Son propos est corroboré par l’apparition d’une image explicite: les masques sont entreposés dans un débarras, comme des prisonniers condamnés à l’oubli (La nostalgie de la nuit hante le discours du maire, comme elle hantera bientôt le film de Seb Coupy. Figure antagoniste du maire, le responsable de la Sonabel abandonne très vite son discours de présentation de l’entreprise pour mettre en garde contre les « œuvres des ténèbres » qui poussent l’homme à céder aux forces négatives de la nuit. Doigt levé vers le ciel, mains saisies dans leur emphase expressive : l’employé de la société incarne pleinement la figure d’un prophète. Lux invente donc un univers où se rejouerait l’éternel affrontement du bien et du mal, incarnés par l’agent de la Sonabel dans le rôle d’un chasseur de ténèbres et par les « viveurs », représentants les adorateurs de la nuit. Suivant un parcours quasi-mythologique et initiatique, Seb Coupy et Bertrant Larrieu empruntent une Lost Highway pleine de mystères et cheminent « jusqu’au bout du réseau », faisant fi des mises en garde de Saliou à propos des dangers de la nuit et des coupeurs de route.


Redéfinir la cohérence du monde : sous-exposition, fragmentations et ellipses 

Comme beaucoup de grands films fantastiques, Lux questionne les liens fondamentaux entre le médium cinématographique, l’image fixe et le problème de la captation du réel, via l’exposition lumineuse de son support d’enregistrement. En plongeant dans la nuit la plus totale, le réalisateur se confronte ainsi aux limites techniques et formelles du médium choisi. Il en résulte la création d’images saisissantes : les formes s’esquissent, disparaissent, les lieux surgissent pour mieux se fondre dans une trame résolument noire. Le film rappelle donc que le cinéma a toujours été fasciné par les présences spectrales, les apparitions lumineuses, le sentiment du mystère du monde exprimé par l’utilisation des lumières et des ténèbres à l’écran. Le principe même de la fragmentation par les photographies comme moyen de restituer le réel permet de suggérer la présence de forces invisibles mais aussi de constituer un espace-temps propre au film, à la fois didactique – les ellipses sont bénéfiques au propos du film et favorisent la rapidité des déplacements des documentaristes – mais surtout poétique. Le principe d’ellipse est donc à la fois un puissant opérateur narratif mais c’est aussi le moyen d’inventer une oeuvre régie par les cycles de la lumière, et par l’adéquation extraordinaire entre le dit et le vu. Par exemple, la première apparition de la nuit surgit brusquement, après le témoignage du caissier du maquis qui déclare : «…95% des maquis sont comme ça, dans le noir». Par la magie de l’ellipse créée par un montage cut, la nuit se concrétise au moment où on l’évoque. De même, pendant le cours du soir des enfants (43’20) l’image semble s’animer sous l’effet du mode rafale de l’appareil de Seb Coupy et s’enfoncer peu à peu dans les ténèbres du tableau noir. L’effet produit, très graphique, use de la malléabilité du médium pour créer comme un passage virtuel permettant de déboucher – par un fondu au noir – dans un maquis.

Au gré de ses correspondances inattendues et diffuses, Lux fait donc de la nuit un domaine possédant une logique spatio-temporelle propre et les liens de causalité s’établissent désormais selon une cohérence spécifiquement cinématographique. La circulation dans l’espace ne répond plus à des motivations d’investigation classique, c’est plutôt une logique lumineuse interne, poétique, insolite, qui fait de la nuit la véritable trame du film.

Le principe d’insolite
Le principe de l’insolite se fonde sur une légère discordance entre les sons et des images, une discrète subversion du réel via l’accentuation d’un détail. En travaillant sur l’articulation entre l’image et le son, Seb Coupy et Bertrand Larrieu peuvent aussi bien créer un synchronisme rassurant (le thé versé dans les tasses – 26’45), que proposer des déphasages très étranges entre l’élément représenté et le son qui l’accompagne. Par exemple, le film fantastique Van Helsing (S.Summers, 2004) visionné par les villageois, de nuit, comporte de nombreux effets sonores stéréotypés (coups de tonnerre, grognements de loup, exclamations de terreur). Le réalisateur effectue peu à peu un glissement de perception: alors que le son est toujours celui du film, l’image quitte les spectateurs pour s’attarder sur une multitude de papillons de nuit gravitant autour de lampadaires. Le son établit la présence d’un bestiaire fantastique propre au film hollywoodien, tandis que les papillons photographiés s’apparentent à des particules formant une poudre lumineuse qui semble tomber sur les spectateurs…que nous retrouvons endormis devant l’écran.

Il se crée alors un temps dissident, sans lien direct avec le sujet du documentaire, mais porteur d’une poésie fondée sur la magie d’une association propre au cinéma[1]De même, les paroles sont parfois peu audibles, ce qui permet de conserver un mystère du sens, mais aussi d’exprimer le sentiment de non-appartenance des créateurs au milieu qu’ils explorent. . Les dérives oniriques semblent ensuite contaminer de plus en plus le film et son final est à ce titre exemplaire. Le son du générateur stoppe brusquement, les portes en métal se ferment avec fracas et un impressionnant silence nocturne s’ensuit : en hypertrophiant ces sons lors du mixage, le film quitte son ancrage réaliste pour élaborer un espace aussi abstrait que vertigineux, qui ouvre sur une réflexion proprement cosmique.

L’enchaînement final entre un ciel constellé d’étoiles et la vue d’une métropole européenne accompagnée des bruissements de la nuit africaine terminera d’exemplifier ce travail de réinvention du réel par le choc d’associations inédites aussi déstabilisantes que poétiques.

Peur, transes, hallucinations

Par une heureuse coïncidence, les habitants du village regardent un film fantastique américain, Van Helsing, lors de la projection publique. A travers une série de visages aussi concentrés que fascinés, Seb Coupy capte la rencontre entre une forme de fantastique hollywoodien et une sensibilité africaine. Ce choc des cultures permet de rappeler l’un des enjeux de Lux qui explore les imaginaires liés à la nuit (cf. Entretien avec Seb Coupy). Le film prend ainsi le temps de conter certaines légendes ou superstitions particulièrement effrayantes: les femmes de la nuit avec leurs sabots qui mènent les hommes à la tombe (cf. Article « Les enjeux de la lumière dans Lux »), l’éveil des sorciers en même temps que l’apparition des vers luisants, l’impression d’être suivi par une mystérieuse présence, le surgissement de bandits…La nuit propose bien une multitude d’histoires aussi fascinantes qu’inquiétantes. Mais la nuit n’est pas qu’une construction mentale, c’est aussi une puissance tangible qui exerce une influence sur le physique et la perception des habitants. Si leur peau « absorbe beaucoup de lumière », leur vision se trouve modifiée par une accoutumance à la nuit. Un personnage rappelle ainsi à Seb Coupy qu’il pourra retrouver un objet perdu dans la nuit, alors que l’européen en sera incapable. Cette métamorphose des corps sera confirmée par les deux séquences de danses (35’ et 44’35), proches de la transe et traitées sur un mode hallucinatoire et fantomatique (saturation de la musique, accélération des gestes, flashs lumineux).

Le film élabore en ces instants des espaces interlopes possédant une inquiétante étrangeté : illicites, dédiés à la sexualité, marqués par l’anonymat…ils composent un univers amoral et libre où tout semble possible (un maquis s’appelle d’ailleurs « La cour des miracles »).

La tonalité fantastique de Lux permet donc d’expliciter la coexistence de deux univers proposant une vision du monde (la modernisation, la sécurité et la rationalité de la lumière opposées à l’archaïsme, la peur et la magie de la nuit). Cette ambivalence se retrouve dans l’écriture même du film, toujours partagée entre une rigueur documentaire traditionnelle – recueillir des témoignages, explorer différents lieux – et l’expression d’une vision fantasmagorique du sujet[2]Le film peut aussi épouser l’imagerie du genre de science-fiction post-apocalyptique : on y retrouve un environnement mêlant débris technologiques et prédominance de la nature, ainsi que la quête d’une énergie alternative. . Cette ambiguïté rappelle l’impureté originelle de tout documentaire, à la fois en quête du réel mais aussi inévitablement influencé par l’imaginaire fictionnel du réalisateur et du spectateur. Seb Coupy joue donc avec subtilité de ce paradoxe qui permet à Lux d’éviter un discours trop attendu et de déjouer les stéréotypes formels trop souvent utilisées pour représenter l’Afrique.

 Alban Jamin


 

Burkina Faso, le chantier permanent de l’électrification

 Moyens de production faibles, électrification rurale embryonnaire, délestages intempestifs… Avec seulement 20% de taux national d’électrification, l’énergie électrique demeure encore un luxe pour les Burkinabè. Censés inverser la tendance, les vastes programmes nationaux et sous régionaux d’interconnexion peinent à faire leurs preuves.

Les mois de mars, avril, mai et juin 2015 ont été de véritables calvaires pour les abonnés de la SONABEL, la société nationale de l’électricité. En sus des températures caniculaires, 40° en moyenne, les abonnés devaient souffrir des intempestives coupures de courant, communément appelées « délestage ». Le délestage consiste à faire une distribution alternée entre les abonnés : pendant qu’une partie est desservie, l’autre est débranchée du réseau. Pour la SONABEL, c’est la seule solution pour concilier la forte demande et la production limitée des ses centrales vétustes. Les abonnés des 72 villes urbaines où exerce la SONABEL -  pourtant habitués aux fréquentes coupures d’électricité depuis une dizaine d’années – ont dû cette année se passer de la précieuse énergie, en moyenne dix heures par jour. Ces délestages à répétition ont des conséquences négatives sur l’économie du pays, impossible à chiffrer, faute d’estimations fiables et consensuelles. Les premières touchées sont les unités industrielles. Elles ont quasiment toutes acquis des générateurs fonctionnant au gasoil ce qui entraîne automatiquement un surcoût de production.

Si l’industrie est durement affectée, les petites et moyennes entreprises le sont davantage. Evoluant pour la majorité dans l’informel, les PME ne pouvant se permettre d’acquérir des générateurs, ne travaillent plus en moyenne que 3 à 4 heures par jour. L’administration publique n’est pas épargnée non plus. Très peu de services possèdent un groupe électrogène relais. Du coup, c’est la paralysie totale pendant les périodes de coupures. Lassés par les délestages à répétition, les abonnés commencent à s’exprimer par des actions pacifistes mais bruyantes. Les attaques acerbes dans la presse et les railleries sur les réseaux sociaux sont devenus monnaie courante. Cependant, le sit-in de protestation de mai 2014, orchestré par le mouvement « Balai Citoyen » devant le siège de la SONABEL à Ouagadougou, demeure jusqu’à ce jour le plus grand coup d’éclat des consommateurs révoltés. Pour calmer le mécontentement généralisé dans un contexte pré-insurrectionnel, le gouvernement a vite fait de suspendre les pénalités consécutives au retard dans le paiement des factures. Une année plus tard, le gouvernement de transition aura recours au même stratagème pour contenir le courroux d’un peuple désabusé. Cette politique de « botter en touche » permet aux gouvernants de se rétracter derrière la SONABEL, livrée ainsi à la vindicte populaire. La nationale de l’électricité est-elle pour autant responsable de tous les problèmes d’électricité ?

Coût de production élevé
La situation est moins évidente qu’il n’y paraît. La SONABEL est directement responsable des délestages. Elle est incapable de satisfaire aux besoins des abonnés. Il faut dire que pendant les mois les plus chauds de l’année, où le thermomètre flirte allègrement avec 40° à l’ombre, la consommation devient exponentielle. L’offre reste inchangée, tandis que la courbe de la demande monte en flèche. D’un côté depuis plus d’une décennie, la société a étendu son réseau en raccordant des milliers de foyers à l’électricité. De l’autre, les citadins sont de plus en plus équipés d’appareils électroménagers vétustes et très énergivores. Pendant que la demande augmente d’année en année, l’offre, elle, n’évolue pas à la même vitesse. Le nombre d’abonnés est passé de 436 250 en 2012 à 472 441 en 2013, soit une hausse de 8,30%.

Bien que le volume vendu n’ait augmenté de 100 GWH,  passant de 952 GWh à 1 052 GWh au cours de la même période, les délestages se sont paradoxalement accentués. Les moyens actuels de production d’électricité sont insuffisants. On recense sur l’ensemble du territoire 24 centrales thermiques et 4 centrales hydroélectriques. L’apport de l’hydroélectricité est estimé à 86,98 GWh par an. Face à  l’incapacité de la production locale à combler la demande, le Burkina Faso importe depuis le début des années 2000 de l’énergie chez les voisins ivoirien et ghanéen. En 2011, 495 230 000 KWh, étaient importés. C’est pourtant insuffisant pour combler le manque. En 2013, l’énergie importée était de 1 262 411 781 KWh, mais le gap demeure important.

Si les citadins se plaignent, la situation des ruraux n’est guère meilleure. Selon les statistiques officielles, le taux d’électrification rurale est compris entre 3 et 4%.  En 2005, le gouvernement s’était engagé à fournir l’électricité à 60% des ruraux d’ici 2015. Pour ce faire, L’Etat a créé en  2003 un fond de développement de l’électrification (FDE), chargé de la mise en œuvre de projets d’électrification rurale décentralisé (ERD).

L’ERD a permis l’électrification de 72 localités rurales profitant à près de 200.000 personnes. Cependant, ces chiffres flatteurs cachent la mauvaise organisation des responsables, principale cause de l’échec de l’électrification rurale. Le FDE et la SONABEL, invités à soutenir les actions d’électrification rurale depuis 2005, se livrent à une certaine compétition. Le secteur privé à qui il a été confié des travaux s’avère peu performant. Le dernier obstacle est le coût de production de l’électricité en milieu rural. Exclusivement thermique, elle est peu attractive aux yeux des organismes privés.

Pour résoudre les problèmes d’électricité, il faudrait des investissements massifs capables d’augmenter la capacité de production. Pour l’heure, cela semble impossible tant l’électricité pèse lourd pour le budget de l’Etat. Au Burkina Faso, l’électricité est principalement d’origine thermique. C’est pourquoi l’ardoise énergétique du pays est très élevée et sujette aux variations du prix du baril de pétrole. Selon un rapport de 2007 de la banque africaine de développement (BAD), la facture énergétique du pays se chiffrait à 80 milliards de F CFA (un plus de 122 millions d’Euros), soit 23% de ses importations. Le Burkina est le seul pays à être dans cette situation. Le rapport d’étude sur les agro carburants publié en 2008, révèle que le stock sécuritaire est estimé à 40 milliards de F CFA (environ 61 millions d’Euros), d’où un montant global de 120 milliards de F CFA (183 millions d’Euros). Ce montant représentait 12,73% du budget national.

 Solutions sans effet
Afin de réduire cette importante facture, le pays s’est mis en quête de solutions alternatives au tout thermique. La principale méthode alternative aux hydrocarbures est l’interconnexion avec les pays de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à travers le « Système d’échange d’énergie électrique en Afrique de l’Ouest » (EEEOA). Cet ambitieux programme vise à améliorer le marché de l’électricité dans la sous-région afin de soutenir l’économie de l’espace. Dans ce cadre, le pays est relié aux réseaux ivoirien et ghanéen depuis avril 2001. Le premier réseau, long de 800 km, est une ligne haute tension de 330 kilovolts qui partira de Han au Ghana à Sikasso au Mali, en passant par Bobo-Dioulasso. Le coût estimatif du projet s’élève à 354 millions de dollars américains. La mise en service de cette interconnexion devrait intervenir au plus tôt en 2017, et au plus tard en 2020. La quatrième interconnexion se réalisera entre le Nigéria, le Niger, le Burkina Faso et le Bénin. Elle consiste en la construction d’une ligne de haute tension de 330 kilovolts. Tous ces projets peinent à convaincre. Les multiples pannes enregistrées sur la ligne connectée à la Côte d’Ivoire n’incitent pas à l’optimisme pour les projets futurs. Pire, les pays censés fournir de l’électricité au Burkina sont eux-mêmes déficitaires.

Du coup, le gouvernement prospecte du côté des énergies renouvelables, notamment le solaire et les agrocarburants. Poussé par l’opinion publique, le conseil des ministres a décidé en février dernier la construction d’une centrale photovoltaïque d’une puissance de 33 mégawatts. D’un coût global de 70,5 millions d’Euros, elle est financée par banque européenne d’investissement (BEI) et l’agence française de développement (ADF). Sa mise en service est prévue pour 2017. Ce projet vient renforcer les 5 autres unités solaires de 10 MW chacune que l’Etat envisage de réaliser.

S’agissant des agrocarburants, la priorité est donnée au jatropha curcas – un arbuste originaire du Brésil – pour l’électrification rurale. La production de biodiesel a débuté dans une dizaine de villages grâce l’installation de petites unités industrielles autonomes. Mais ce projet, mené avec l’appui de la Chine et de Taïwan, est loin d’être généralisé. La réticence des agriculteurs à produire du jatropha à tout vent risque d’enterrer rapidement l’aventure. Le prochain gouvernement, qui viendra après la fin la transition prévue pour novembre 2015, sera donc lui-aussi très rapidement confronté à la question de l’électricité.

 

Nourou-Dhine Salouka