Rhone Alpes

Blow up

Michelangelo Antonioni - 1967 - Grande-Bretagne, Italie

 

1h51 – V.O. sous-titrée

 - Format 1,33

avec David Hemmings, Vanessa Redgrave, Sarah Miles, Peter Bowles, Jane Birkin

Londres. Thomas, photographe de mode à la recherche de sujets originaux, entreprend un reportage sur les aspects inconnus de la ville. Il passe une nuit dans un asile de clochards, compose des photos suggestives de deux cover-girls et prend, dans un parc, un cliché de deux amoureux. La jeune femme l’a vu. Elle veut lui arracher l’appareil. Il lui remet un autre film. Elle s’en va. Thomas développe les photos. Sur les agrandissements de celles du parc, il voit, dans un buisson, une forme qui pourrait être un cadavre.

« On jugera, à la description de l’intrigue, à quel point Blow up est un film prophétique sur les « nouvelles images ». Tout tourne autour de la virtualité des images, de leur manipulation, de leur éclatement et, serait-on tenté de dire, de leur souffle. Il y est également question de camouflage (dans la première scène, le photographe sort d’un asile de nuit, camouflé en clochard ; dix secondes plus tard, il est au volant de sa Rolls). On pense aux tableaux camouflages du peintre (très sixties) Jacquet. Mais, derrière cette divagation esthétique, il y a aussi une éthique : celle que l’on trouve dans le célèbre tableau de Brughel l’Ancien, La Chute d’Icare. Car ce qui a passionné le photographe, c’est l’agrandissement de son champ de vision, la découverte du détail invisible, du motif caché. »

Serge Grünberg – Cahiers du cinéma – Hors série N° 93