Rhone Alpes

Hors Jeu

Jafar Panahi - 2006 - Iran -

Hors jeu (Offside)

Réalisation : Jafar Panahi
Assistant réalisateur : Ramin Rastad
Scénario : Jafar Panahi, Shadmehr Rastin
Image : Mahmood Kalari
Musique : Korosh Bozorgpour
Montage : Jafar Panahi
Son : Mohammad Reza Delpak
Décors : Iraj Raminfar

Durée : 88 minutes
Sortie en salle (France) : 6 décembre 2006.
Données techniques : Film en couleur 35 mm ; format de projection 1.85 :1 ; Son : DTS
Production : Jafar Panahi Film Productions
Distribution : Ad Vitam

Interprétation : Sima Mobarak Shahi (la première fille), Safar Samandar (le soldat azéri), Shayesteh Irani (la fumeuse), M. Kheyrabadi (le soldat de Mashad), Ida Sadeghi (la footballeuse), Golnaz Farmani (la fille au tchador), Mahnaz Zabahi (la fille déguisée en soldat), Nazanin Sediq-zadeh (la jeune fille), M. Kheymeh Kabood (le soldat de Téhéran), Mohsen Tanabandeh (le vendeur de billets), Reza Farhadi (le vieil homme), M. R. Gharadaghi (le garçon aux feux d’artifices)

Récompenses :
- Grand prix du jury au Festivalinternational du film de Berlin 2006 (à égalité avec Soap, de Pernille Fischer Christensen)
- Prix d’interprétation féminine (collectif) et prix spécial du jeune jury au Festivalde Gijón 2006
- Prix Amnesty International au Festivalde Ljubljana 2006

Sur la route qui mène au stade Azadi de Téhéran (Iran), un vieil homme cherche sa fille pour l’empêcher d’assister au match Iran-Bahreïn, qualificatif pour la Coupe du monde 2006 qui aura lieu en Allemagne. Arrivée avec un bus de supporters puis arrêtée lors du contrôle d’entrée, une adolescente est parquée dans un enclos qui jouxte les travées du stade, en compagnie d’autres jeunes filles qui ont également tenté d’y entrer en dépit de l’interdiction faite aux femmes. Tandis que le match commence, commenté par l’un des soldats, un échange s’engage entre les détenues et leurs gardes, tantôt aimable, tantôt virulent. L’une des adolescentes, joueuse de foot, profite d’un passage aux toilettes pour s’échapper temporairement. Á la mi-temps, une nouvelle fraudeuse, déguisée en soldat, rejoint le petit groupe, où le vieil homme du début reconnaît (et agresse) une amie de sa fille. Le retour de la joueuse puis la reprise du match apaisent les tensions et donnent même lieu à une explosion de joie collective lorsque l’Iran marque un but. Mais avec le crépuscule arrive le car qui doit conduire les jeunes filles et un adolescent turbulent à la brigade des mœurs. En route, la nuit venue, gardes et détenu(e)s poursuivent leurs échanges et suivent tant bien que mal la suite du match. Au coup de sifflet final, qui qualifie l’Iran, le car est peu à peu entouré puis bloqué par les embouteillages et la foule en liesse. Profitant de l’agitation, les supporters emprisonnés s’enfuient en se fondant dans la masse de ceux qui, librement, déferlent dans les rues.